vendredi 18 février 2011

Cienfuegos & Trinidad

Après quelques jours à la Havane, on part vers l'Est pour la ville de Cienfuegos et la région de Trinidad, 2 villes coloniales près de la mer des Caraïbes.

Les voitures américaines des années 50 font partie du paysage à Cuba.

C'est justement dans une qu'on fait les quelques heures de route jusqu'à Cienfuegos. Les touristes n'ayant le droit de prendre que les bus Viazul qui leur sont réservés et qu'il faut payer en monnaie convertible (CUC), cela revient presque au même voire moins cher de voyager en taxi (autorisé bien sûr).

L'autoroute est impec mais presque complètement vide... Quelques charrettes, de jolies pancartes de propagande et de nombreuses personnes qui font du stop (ou de la bouteille comme on dit à Cuba) à la sortie des villes.

Dans la ville des 100 feux, on se pose dans une petite casa particular sur la péninsule de Punta Gorda.


Tous à l'eau pour le premier bain, attention au doigt...

La vue devant

au-dessus

Après avoir lézardé, on va voir le spectacle du delfinarium très kitsch avec reggaeton en fond sonore. Mais ces petits dauphins savent en faire des choses et surpassent aisément leurs copains du Parc Astérix.

Et on peut même approcher ces chères bêtes pour quelques CUC!

Attention, deux dauphins sont en train d'essayer de me soulever...

Heureusement que je n'ai pas encore trop abusé de la confiture de goyave et des morros y cristianos (riz avec haricots noirs) et que le ridicule ne tue pas!

Yeah sis!

Retour dans la ville de Cienfuegos pour en faire un petit tour du centre colonial classé à l'UNESCO depuis 2005. Cienfuegos la Française a été créée par des émigrants venus de Louisiane et de Bordeaux, d'où une certaine ambiance plus hexagonale... Par exemple, un petit arc e triomphe, le seul de l'île, trône sur la place principale...





Pour fêter mes 26 ans et terminer cette journée en beauté, on va dîner au palacio de Valle, un restaurant cubain installé dans un palais mauresque. En dehors de la bonne carte, l'attraction principale du lieu s'appelle Carmencita Iznaga, une chanteuse qui anime les soirées du palais depuis de nombreuses années avec son piano! Un vrai personnage haut en couleur, qui nous interprète plusieurs classiques de la musique cubaine.

Si vous voulez voir à quoi ça ressemble, allez faire un tour sur cette vidéo...

Le lendemain, on va voir le parc du Nicho, c'est un peu comme un Semuc Champey cubain avec de nombreuses piscines naturelles et chutes d'eau dans un cadre idyllique.


Y'a quelqu'un?

Puis on file à Trinidad où nous attend une armée de "jineiteros" qui essayent de nous attirer dans leurs maisons ou nous proposer celles d'autres personnes contre une commission...

On passe cette barrière même si on nous suit quand même un peu... Mais c'est grâce à une de ces personnes qu'on trouve notre grande chambre avec terrasse dans une jolie maison coloniale. Etant donné que seuls 2 chambres peuvent être loués par maison, celles qu'on avait repérées dans le guide sont toutes occupées.

La vue de notre chambre, on peut pas se plaindre! De l'autre côté, on voit la mer.

Plaza Mayor

Une pièce de 25 centimes de CUC avec son modèle en fond


Intérieur cubain

En route pour la fabrica de ceramica

Un petit air d'Antigua à Trinidad avec ses rues pavées, ses maisons colorées et ses nombreuses églises... Cependant c'est pas le même climat ici et les Cubains ont l'avantage d'avoir à 15 minutes à peine de cette jolie ville...

une superbe plage de sable blanc!

Playa Ancon où mis à part le grand hôtel, il n'y a pas vraiment de construction. Et surtout pas de monde, un Cubain nous dira qu'il fait trop froid pour eux en ce moment!

Tres en Trinidad

De retour à Trinidad où la Casa de la Musica est particulièrement active avec musique cubaine sur les marches de la place principale. Les touristes se mélangent aux habitants du coin pour s'essayer à quelques pas de salsa.

Dernier petit tour de la ville avant de partir, la vue depuis la tour du musée municipale avec la mer derrière nous.

C'est l'un des rares endroits de Cuba où l'artisanat est assez présent et surtout sympa. Rien à voir avec les excès du marché de Chichicastenango certes mais les Cubains ont un certain savoir-faire pour recycler les canettes de bière en appareils photo et vieilles voitures américaines!

Jeu de dames

Le bureau des Viazul, les bus pour touristes. Pour quitter Trinidad, on prend un taxi pour pouvoir s'arrêter sur le chemin et prendre notre temps.

La vallées des moulins à sucre explique la gloire passée de Trinidad, c'est l'origine de la richesse des familles de l'industrie sucrière qui ont pu construire de si belles demeures en ville. Tout ça grâce à l'arrivée massive d'esclaves qui travaillaient dans ces champs... C'est aujourd'hui une région calme qui ne compte plus qu'un moulin à sucre et une usine à papier, le tourisme est désormais une activité importante.

Avec notre chauffeur Raul, on s'arrête un peu partout et notamment dans une ancienne exploitation de pamplemousses et oranges. Le train fonctionne toujours à Cuba même si les horaires et l'état des wagons sont très incertains! Une jolie manière de découvrir le pays si on a le temps...

Sancti Spirtitus, l'une des sept villes originelles créées par les Espagnols

Une ville tranquille aujourd'hui, chef lieu du département du même nom. On y fait un halte avant de rejoindre Santa Clara, la ville que le Che a reprise fin 1958 grâce à l'interception d'un train blindé rempli d'armes et munitions, précipitant le départ de Batista et le triomphe de la révolution.

Santa Clara est un peu en dehors des circuits touristiques, c'est l'occasion de découvrir une réalité cubaine différente, plus moderne. Le centre est assez animé et si la qualité des restaurants d'Etat laisse à désirer, ça nous permet de sortir un peu de cadre feutré des casas particulares où l'on est resté jusqu'à maintenant. Il y a même une petite disco en plein air à Santa Clara, tout un programme!

On repart dès le lendemain pour la péninsule de Zapata et son hôtel sur pilotis dans les marécages. Avant de quitter Santa Clara, passage express au monument du Che ou les restes d'Ernesto Guevara et ses compagnons d'infortune en Bolivie sont conservés.

mercredi 16 février 2011

La Havane pour début et pour fin

Direction Cuba pour retrouver deux chères Françaises fraîchement débarquées de Paris (dans un vol direct alors que je dois changer au Panama...). Ca faisait longtemps que je voulais découvrir cette île et nous avons 2 semaines devant nous pour avoir un aperçu de ce pays des Caraïbes à la forme de crocodile.

Notre voyage commence évidemment à la Havane, la capitale aux façades décrépies, aux vieilles voitures américaines et ...

au fameux bord de mer: le malecon!

Cette balade le long des eaux du Golfe de Floride est l'un des endroits les plus connus de la capitale. Jolie vue sur les quartiers de Centro Habana et du Vedado.

Petite question: qui a passé son hiver en Europe?

Pas de pub dans cette ville (et dans le pays): cette absence de panneaux publicitaires et de couleurs criardes repose surtout quand on arrive du Guatemala où il n'y a pas de régulation dans ce domaine. L'année électorale y a commencé (élections générales en septembre prochain) et on découvre chaque jour les visages des nombreux prétendants à la présidence le long des avenues de Guate... A Cuba l'unique pub tolérée est aussi politique et fortement orientée comme on peut l'imaginer, elle est surtout plus esthétique et les peintures murales et vieux panneaux ne manquent pas de charme!

Pour notre première nuit à la Havane, on va dîner dans un paladar, restaurant privé autorisé par l'Etat. Ce sont les endroits recommandés pour déguster une cuisine plus fine et imaginative que celle des restaurants d'Etat... Ce paladar se trouve dans un vieil immeuble aux escaliers en ruine où a été tourné le film Fresa y Chocolate. Très bonne bouffe dans cet endroit renommé où l'on arrive à dégoter une table malgré notre manque de réservation. Pas étonnant qu'Uma Thurman, la reine d'Espagne ou encore Gael Garci Bernal soient déjà venus!

On rentre dans notre petite casa particular, chambre chez l'habitant, la meilleur formule pour se loger à Cuba parce qu'on partage la maison de Cubains où l'on peut bien manger pour pas grand chose.

Et la meilleure surprise de cette casa c'est le petit déj abondant qui nous laissera un souvenir impérissable tout au long du voyage...

Le Congrès américain? Non c'est le Capitole cubain, un poil plus grand que l'original s'il vous plaît! Un monument construit à la fin des années 1920 avec l'aide des Etats-Unis, c'était l'époque où l'île était le terrain de jeu du grand voisin...


L'Hotel Nacional, un peu stalinien... Pourtant il date d'avant la révolution castriste. C'était le rendez-vous de la jet set américaine et de certaines personnes moins recommandables dans les années 1950. Un haut lieu de la Havane d'après guerre qui ne fait plus rêver aujourd'hui.

Looking at Florida

On passe chez le glacier le plus célèbre du pays, Coppelia. Tellement adulé des Cubains qu'ils sont prêts à faire la queue interminable qui déborde sur la place... Une véritable institution!

Avec des citations de ... Fidel!

Petit tour dans le cimetière Christophe Colomb

La place de la cathédrale, l'une des 4 de la vieille Havane, le centre historique de la ville. Un labyrinthe de rues étroites bordées d'églises et de jolies demeures coloniales.

La Plaza de Armas

Après près de 10 jours de vadrouille dans l'île (j'y reviendrai...), on revient à la Havane pour passer nos derniers jours avant le départ. Un peu lassés par la cuisine cubaine, on mange chinois dans la petite rue du Chinatown cubain où les seuls Asiatiques sont sur cette photo.

Julio, Camilo & Ernesto

El Che

Petite balade sur le Prado après la visite du très beau musée d'art cubain. On resterait bien plus longtemps à la Havane...

Dernier tour sur le malecon un peu plus agité!