mercredi 16 juin 2010

La otra Granada

Après s'être un peu promené au Nicaragua, il est temps de découvrir Granada, la "Grande Sultane" au bord du lac. C'est sans conteste la plus jolie ville du pays qui me rappelle un peu Antigua avec ses rues pavées, son ambiance coloniale et ses nombreuses églises.

Arrivée sous la pluie dans le quartier du marché

Peintures naïves

Couvent de San Francisco reconverti en musée


La cathédrale de Granada flambant neuve qui a été détruite de nombreuses fois et reconstruite en 1915

Jolies vues depuis les tours

Parque Central

Assez de culture! Le lendemain je pars pour Masaya, une ville connue pour son marché d'artisanat et sa lagune au fond d'un volcan.

Le marché me deçoit beaucoup et je ne trouve rien d'intéressant: le Guatemala m'a habitué à de bien plus jolies choses!

Je repars du terminal de bus

Ca grouille de partout! Il y a aussi le marché local à côté où tout le monde vient faire ses provisions.

Un petit chicken bus et en route pour la lagune d'Apoyo!

Le paradis terrestre!

Pas un chat et une baignade dans une eau claire et fraîche.

Retour à Granada


Le dimanche, je décide d'aller voir les isletas du lac. J'embarque à bord d'une croisière familiale qui me permet de faire un tour de 2h en évitant les touristes. Pas un seul étranger sur le bateau mais beaucoup de Nicaraguayens qui célèbrent à leur manière la fête des mères!

Piñata, clows et autres jeux... La croisière s'amuse!



On aperçoit les deux volcans d'Ometepe au fond (si si on les voit!).

Retour en ville: je monte dans les tours de La Merced...

... et ne respecte pas les consignes...

Le lac Nicaragua au fond

Les ruines inquiétantes de l'ancien hôpital


Où est Charlie?

mardi 15 juin 2010

Un viaje deacachimba!

Pour profiter du lundi de Pentecôte, je pars quelques jours au Nicaragua. Si ce pays est le plus grand d'Amérique centrale, c'est également le moins touristique car il ne possède pas de ruines mayas comme au Guatemala ou de réelle politique de protection de l'environnement comme au Costa Rica voisin. Une histoire pour le moins mouvementée avec la révolution sandiniste qui vient de fêter ses 30 ans et un peuple encore divisé qui figure parmi les plus pauvres du continent.

Je débarque à Managua, la capitale à la chaleur étouffante qui ressemble plutôt à un grand village avec ses lagunes, ses volcans et ses terrains vagues en plein centre ville.

La figure d'Augusto Sandino, l'homme qui a inspiré et donné son nom au mouvement révolutionnaire qui a renversé les Somoza en 1979, le FSLN (Frente Sandinista de Liberacion Nacional). En quittant le pouvoir en 1990 pour laisser la présidence à Violeta Chamorro - la première femme élue chef d'Etat en Amérique latine - les hommes de Daniel Ortega ont érigé cette statue à la va vite sur cette colline de Managua.

Petit déjeuner typique: le gallo pinto. Ca ressemble beaucoup aux autres "spécialités" centraméricaines sauf que le nom change d'un pays à l'autre.

Je quitte le bochorno de Managua pour rejoindre Leon, l'ancienne capitale libérale qui lutta plusieurs années contre l'autre grande ville du pays, Granada, siège des conservateurs, pour se disputer le leadership national. Ce différend fut réglé en 1858 en faisant de la petite ville de Managua la capitale du Nicaragua.


Daniel est un grand ami d'Hugo, le dernier dans la région depuis que Manuel vit à Saint Domingue...

Le lendemain, je visite les ruines de Leon Viejo, l'ancien site de la ville abandonnée en 1610 après une éruption du Momotombo, le volcan du coin. Le site n'a rien à voir avec les missions jésuites du Paraguay dans la mesure où il ne reste presque rien et qu'il faut faire preuve de beaucoup d'imagination pour revoir cette cité détruite il y a 400 ans. Mais j'ai la chance d'être le seul visiteur sur ce site classé à l'UNESCO et je profite de la balade avec une petite guide locale pour découvrir l'histoire, la flore et la faune de ce joli endroit.


Derrière moi, le Momotombo et son petit frère Momotombito.

Le "guardabarranco", l'oiseau national du Nicaragua. Contrairement au quetzal que je n'ai jamais vu en un an passé au Guatemala et qui est une espèce quasi légendaire, ce petit oiseau à la queue en métronome est partout!

Après avoir déjeuné à Puerto Momotombo, je quitte ce petit village qui me rappelle Macondo pour retrouver Leon. C'est facile et sûr de voyager en chicken bus ici, ça me change du Guatemala...

Le lendemain, cap sur le Sud. Je repasse par Managua et embarque à Granada pour l'île d'Ometepe. Ce sont en fait deux volcans qui émergent du grand lac de Cocibolca et forment une petit île en forme de 8.

Pas mal de backpackers sur le ferry, on se retrouve tous sur le pont car les étrangers doivent payer le double et ne peuvent pas embarquer en soute... Si le tourisme n'est pas si développé, il y a quand même beaucoup de jeunes Américains et Européens qui font le tour de l'Amérique centrale et apprécient la vie moins chère et justement cette absence du tourisme de masse contrairement au Costa Rica envahi depuis déjà plusieurs années pars des hordes de gringos.

Difficile de voir le sommet mais on se fait une idée quand même!

Je reste peu sur l'île en raison du mauvais temps mais je vais quand même explorer un peu l'intérieur et les piscines naturelles où l'on arrive après une rando dans les bananiers.


Toujours pas de vue dégagée sur les deux volcans comme sur les cartes postales quand je quitte l'île...

Je rejoins la côte Pacifique et la ville de San Juan del Sur, le paradis des surfeurs au Nicaragua. De nombreuses plages sont accessibles pour la journée et je vais sur celle de Maderas réputée pour ses vagues et sa tranquillité.

Mais qui sont ces intrus sur ma plage?

Petite surprise en me baignant...

Petite marée noire dans le Pacifique? Bon c'est pas non plus le Golfe du Mexique mais ces petites galettes sont bien collantes... Les habitants n'ont pas l'air plus étonnés que ça quand je leur demande d'où cela vient.

Retour à San Juan del Sur

Au centre
Touristique mais pas trop et charmante avec ses maisons colorées!

Je repars le lendemain pour Granada où je vais passer mes derniers jours de vacances.

Sympa le nom de cette marque de compotes pour bébés! Attention aux renvois...

vendredi 4 juin 2010

Pacaya + Agatha

Surprise: alors que j'étais tranquillement en vacances au Nicaragua, j'apprends que le Pacaya, le volcan actif proche de la capitale guatémaltèque (où j'étais allé en janvier) est entré en éruption. Cela a provoqué une véritable pluie de sable volcanique qui a recouvert la ville d'une couche noire épaisse. Plus près du volcan, ce sont des roches incandescentes qui sont tombés du ciel et ont frappé les toits de tôle des habitants.

La pluie n'a rien arrangé et a compliqué les travaux de nettoyage de la municipalité... Et comme un malheur n'arrive jamais seul, la première dépression tropicale de la saison, nommée Agatha, a frappé le pays et le Salvador et le Honduras 2 jours seulement après l'éruption du Pacaya. Si la tempête s'est révélée plus faible que prévue, elle a néanmoins été très meurtrière (300 morts dans les 3 Etats) et causé de nombreux dommages matériels (ponts, routes et autres infrastructures, cultures entières de café décimées...).

Le sable volcanique et la tempête ont également forcé l'aéroport à fermer pendant près d'une semaine... Impossible de revenir chez moi, me voilà donc coincé au Nicaragua!

Je parviens à reprendre le premier vol 3 jours après et me rends compte des conséquences de l'éruption... Encore bien visibles dans la Zona 10 où je vis.

La conséquence la plus surprenante est sans aucun doute ce trou géant apparu dans la zone 2 de la capitale. Cette cavité de 30m de profondeur a avalé un immeuble de 3 étages et un carrefour entier sans faire aucune victime. Cet affaissement s'explique par l'intersection de plusieurs canalisations et leur manque d'entretien, il était malheureusement prévisible et n'est pas le premier de ce type dans la capitale...

Gracias a David y Estuardo por sus fotos!