mercredi 10 novembre 2010

Día de Muertos en Michoacán

Direction Patzcuaro dans le Michoacan, 6h de bus depuis Mexico pour rejoindre cette ville où on célèbre avec ferveur la "fête des âmes".

Marché aux morts

Lindas Catrinas

On se croirait dans un film de Burton...

Au-delà de ce folklore et de ces représentations plutôt comiques de la mort, les purépechas, la communauté indigène qui vit au bord du lac, comprend cette célébration comme un véritable rituel qui permet de renforcer les liens de parenté et perpétuer des fortes traditions précolombiennes.

Patzcuaro se trouve près du lac du même nom entouré de nombreux petits villages où vivent les purépechas.



Pancho!

Mercado

Les autels

En route pour l'île de Janitzio, l'un des endroits les plus connus pour passer la nuit du 1er novembre.

Ces pêcheurs "papillon" s'activent quand le bateau de touristes s'approche...

Cette statue de super héros poing vers le ciel c'est Morelios, un héros de l'indépendance mexicaine. On peut monter dans son bras pour admirer la vue.

"Bienvenue à Janitzio: artisanat, restaurants, église, mirador, musée traditionnel et toilettes!"

Le petit cimetière de Janitzio encore désert

Pas grand chose à voir sur cette île bien touristique...

Direction Tzintzuntzan!
Ce petit village au nom chinois est l'un des principaux points de rassemblement.

La nuit du 31 octobre est réservée aux "angelitos", les enfants morts. Puis vient le tour des adultes la nuit suivante.


Les familles décorent les tombes de leurs proches avec la fleur orange de cempasuchil, des bougies, des fruits, du pain, de l'encens...



La coutume est d'orner la tombe selon les goûts des défunts: celle-ci aimait bien le Coca Cola!


Je vais visiter le site archéologique en haut de la colline, c'était la capitale de l'empire Purhépecha.

Quand la nuit tombe, les cimetières s'illuminent.

Les familles s'apprêtent à passer toute la nuit auprès de leurs proches défunts.

La "fête des âmes" est un cérémonie rituelle régulée par un ensemble de normes que la communauté connaît et respecte. Rien n'est laissé au hasard et chaque élément remplit un rôle dans cette célébration

Ce n'est pas la fête de la mort mais celle de l'autre vie, c'est l'occasion pour les familles de se réunir, de manger ensemble et d'attendre ceux qui reviennent cette nuit-là. Il faut donc leur offrir le meilleur et les recevoir comme il se doit!

Une vierge composée de gâteaux!






Après Tzintzuntzan, je me rends dans le village d'Arocutin de l'autre côté du lac.

Le cimetière est beaucoup plus petit.


L'église un peu tordue


Celui-là aimait la Corona...


Contrairement à de nombreux Mexicains, je ne vais pas passer la nuit entière debout...

Adios Patzcuaro

Retour au DF, je dois bientôt repartir au Guatemala... Mais j'espère passer plus de temps au Mexique l'été prochain après la fin de mon contrat. 2 mois de vadrouille dans ce pays gigantesque, ça tente quelqu'un?

mardi 9 novembre 2010

Qué padre el DF

Retour à Mexico pour quelques jours, juste au moment de la fête des Morts (Dia de Muertos), l'une des plus grandes célébrations du pays. Une autre approche de la mort plus colorée et joyeuse bien lointaine de notre Toussaint grisarde... Je reste un peu dans la capitale mexicaine avant de rejoindre l'Etat du Michoacan réputé pour ses cimetières fleuris et remplis la nuit du 1er novembre.

Un peu en manque de vie urbaine, je retrouve Mexico avec plaisir et me déplace en métro dans cette ville monstre en restant principalement dans les quartiers du centre historique et de la Reforma.

Le long de l'avenue de la Reforma, il y a de nombreux "alebrijes", des sculptures en papier mâché, exposés. L'aigle dévorant le serpent, le symbole du pays.

Des squelettes partout!

Un autre aigle

Pancho Villa?

Puis je rejoins le Zocalo, la place centrale, presque aussi pleine que lors de ma dernière visite pour la fête nationale. Pour la fête des morts, un Panthéon géant a été organisé sur cette place avec de nombreuses activités (rame de métros pleines de squelettes, offrandes, lucha libre, danse traditionnelle, une statue géante de 20 m...). Si le gouvernement fédéral n'avait pas les fonds nécessaires l'année dernière pour ces installations éphémères, ils ont voulu marqué le coup pour le bicentenaire et renoué avec cette tradition populaire.

Frida y sus amigos

Quelle grâce!

L'une des raisons pour laquelle la fête des morts est réellement une fête au Mexique est parce qu'il est généralement cru que les défunts continuent leur vie quotidienne dans un au-delà et reviennent visiter leurs vivants le 1er novembre. Beaucoup de représentations de squelettes vaquant à des occupations bien normales, les Catrinas sont le symbole de cette fête: jolies femmes bien vêtues mais sans chair sur leur os et leur grand décolleté vide!

Je rentre ensuite dans le Palais national, siège du pouvoir présidentiel, où se trouvent les fameuses fresques de Diego Rivera dépeignant l'histoire mexicaine.

Des Aztèques aux conquistadores et la colonisation

Une expo reprend les 200 ans d'histoire du Mexique. Des policiers bien armés nous préviennent à l'entrée qu'il est interdit de prendre des photos à l'intérieur sous peine d'être expulsés... On se tient à carreau OK?


" La mort me fait rire."



Le Zocalo vu du Holiday Inn, toujours un bon point d'observation!

Pendant la nuit, la statue géante s'illumine pour la plus grande joie des Mexicains!

Tacos anyone?

Le métro infesté de petits monstres